Réforme de la fiscalité, aménagement de l’ISF, financement des PME : interview de Charles Beigbeder (Audacia) |
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| Mardi, 26 Avril 2011 11:41 | ||
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ENTRETIEN EXCLUSIF. L'entrepreneur, président et cofondateur de la société de gestion Audacia, membre du conseil exécutif du Medef, accueille avec satisfaction le maintien du dispositif ISF PME qu'il juge efficace. Toutsurlisf.com : Quelle a été votre réaction à l'annonce des choix du gouvernement sur la réforme de la fiscalité du patrimoine ?
Il n'y a pas de miracle : dans des pays où le capital-risque est très développé, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou Israël, les avantages fiscaux accordés aux investisseurs qui investissent dans les start-up sont très importants. Je pense en particulier au système des Small Business Investment Corporations (SBIC) aux Etats-Unis. En Israël, les plus-values de cession ne sont taxées qu'à hauteur de 15% contre 30,1%% en France. Nous sommes attentifs à l'incertitude que la situation peut susciter pour les personnes redevables. En l'état actuel des choses, les foyers assujettis à la première tranche ont tout intérêt à attendre d'y voir plus clair, lorsque le calendrier d'entrée en vigueur de la réforme sera défini et acté, avant d'effectuer la moindre souscription. Mais cette population ne représente pas le plus gros de la collecte. Pour les autres, dont le patrimoine se situe au-delà de 1,3 million d'euros, nous pouvons leur suggérer de se préoccuper des dispositions à prendre dès maintenant, indépendamment de la date de déclaration, qu'elle soit fixée le 15 juin ou le 15 septembre 2011. Et quand bien même l'avantage ISF serait raboté, le surplus pourrait être alloué à l'avantage fiscal Madelin (imputation sur l'IRPP, NDLR) d'autant plus si le renforcement de son taux venait à se confirmer. Qu'est-ce qui différencie vos offres de celles des autres acteurs du capital investissement ? Avant toute chose, nous ne sommes pas issus du monde de l'asset management. Audacia a la fibre entrepreneuriale. Notre philosophie peut se résumer de la façon suivante : comment apporter des fonds propres à un coût raisonnable pour l'entreprise tout en permettant à des investisseurs de financer des PME en prenant un risque maîtrisé avec un balisage de la liquidité à terme. C'est la raison pour laquelle nos critères sont très sélectifs. En règle générale, les cibles sont des sociétés matures, au business model bien établi, fortes d'un historique de rentabilité avéré et de fondamentaux sains pour minimiser le taux de sinistralité. Sur 73 opérations réalisées à ce jour depuis 2008, nous n'avons eu à déplorer que deux dépôts de bilan suivis d'une liquidation, dont une fraude en col blanc. Cette mésaventure nous a d'ailleurs conduit à durcir nos contrôles lors des due diligence *. En savoir plus * Etat des lieux d'une cible avant acquistion d'une prise de participation au capital d'une société |












