Le gouvernement veut lutter contre les fraudes fiscales |
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Le ministre du Budget, Eric Woerth, entend notamment combattre l'évasion de capitaux vers les paradis fiscaux. Selon le Syndicat national unifié des impôts, l'ensemble des fraudes fiscales et sociales représente un manque à gagner de 42 à 51 milliards d'euros par an pour l'Etat, soit le même montant que le déficit budgétaire annuel (50,3 milliards d'euros en 2007). Le ministre du Budget, Eric Woerth, a ainsi annoncé de nouvelles pistes pour lutter contre cette fraude. « C'est un faux débat que d'opposer la grande fraude fiscale et la fraude des petits aux prestations sociales. Toute fraude doit être pourchassée et sanctionnée » a-t-il indiqué. Eric Woerth entend notamment lutter plus efficacement contre l'évasion fiscale. « Les contribuables de bonne foi, qui souhaitent revenir dans la légalité, doivent le savoir : nous leur offrons une voie de sortie » affirme-t-il, ajoutant que les services fiscaux ont mis en place une cellule de régularisation (liens) « pour les personnes qui disposent d'avoirs non déclarés dans les paradis fiscaux ». Mais pour lui, il ne s'agit pas d'une amnistie : « Ils paieront les impôts qu'ils auraient dû payer, et une partie des pénalités. Ceux qui ne veulent pas saisir cette possibilité devront assumer leur responsabilité. » Pour y arriver, le gouvernement compte sur de meilleurs échanges d'informations. « Le droit de communication auprès des tiers, banques, fournisseurs d'énergie, qui n'existait que dans la sphère fiscale, est maintenant un outil précieux pour simplifier et accélérer le travail des contrôleurs » a cité comme exemple le ministre. |











