« La réforme de l'ISF vise à alléger l'impôt des plus riches » (Bertrand Delanoë) |
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| Mercredi, 13 Avril 2011 17:30 |
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Le relèvement du seuil d'entrée de l'Impôt de solidarité sur la fortune, décidée par Nicolas Sarkozy, n'a pas, sans surprise, convaincu Bertrand Delanoë, le maire de Paris (PS). « Solidarité des fortunés contre l'impôt ». C'est par ce jeu de mot que Bertrand Delanoë a titré l'édito mis en ligne sur son blog de ce mercredi 13 avril. Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, ne pèse pas ses mots et critique sévèrement la réforme fiscale annoncée hier par le gouvernement. « C'est une fois de plus, une réforme visant à alléger fortement l'impôt des Français les plus riches » dénonce l'élu de la capitale. « L'impôt de solidarité sur la fortune concernera désormais 300 000 contribuables de moins, et pour tous les autres il sera considérablement allégé. Pour les patrimoines supérieurs à 16 millions d'euros, le taux de prélèvement passera de 1,80 % à 0,5 %. Cela représentera pour les contribuables visés par ces mesures un allègement sensible de leur imposition annuelle, le gain tiré de la réduction de l'ISF étant supérieur à la perte liée à la suppression du bouclier fiscal », observe le maire de Paris. Pour Bertrand Delanoë, l'augmentation des droits de succession ne vient nullement compenser les manques à gagner entrainés par le relèvement du seuil d'entrée de l'ISF. « La réforme se veut globalement équilibrée par l'augmentation des droits de succession, mais celle-ci ne concernera que les héritages supérieurs à 4 millions d'euros (donc une infime proportion des foyers français). Et cet impôt n'intervient par définition qu'une fois dans la vie d'une famille quand les mesures annoncées aujourd'hui sur l'ISF bénéficieront chaque année à tous leurs heureux bénéficiaires » reproche le maire. Sa conclusion est sans appel : « En ne s'intéressant qu'à l'ISF, qui concerne 500 000 foyers fiscaux (ou plutôt, désormais, 200 000...) sur 36 millions, le gouvernement montre, cette fois encore, qu'il gouverne pour la petite minorité des plus aisés, et que, pour le dire simplement, le peuple n'est pas son affaire » déplore le maire. |











