« La collecte de l’ISF PME pourrait chuter de 40% en 2011 » (Robert de Vogüé, Arkeon Finance) |
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| Mercredi, 10 Août 2011 09:02 | ||
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INTERVIEW Nouveautés 2011 avec les premiers FIP et FCPI d'Arkeon, vision de la campagne 2011... Entretien exclusif avec son président Robert de Vogüé.
Nous avons déjà dénoncé par le passé les chargements pris par les sociétés de gestion de FIP et FCPI ce qui nous a valu une exclusion de l'Afic (Association des investisseurs en capital) avec un TFAM - taux de frais annuels moyen - supporté par les investisseurs de 4,5% environ chez la concurrence. Nos fonds sont chargés à 2,705% de TFAM, ce compris les 5% droits d'entrée négociables, avec des frais de gestion annuels 1% TTC. Notre offre est la moins chargée de toute la place. Il n'y a en outre pas droits de garde si les parts sont conservées au nominatif pur dans les registres des titres des fonds, ce que nous encourageons vivement. La spécificité de vos fonds ISF se résume-t-elle à ces frais bas ? Assurément non. Au travers du site www.arkeon-nominatifpur-reporting.fr et grâce à la nature des PME composant le portefeuille, qui sont cotées ou appelées à l'être, l'investisseur a accès à une estimation quotidienne de la valeur liquidative des fonds. Il peut aussi accéder à des informations sur le portefeuille sous-jacent même s'il est intermédié : présentation des sociétés, cours de Bourse, notes d'opération, analyses financières... La notion de cotation des PME financées est essentielle pour Arkeon Finance, c'est notre ADN. Ou un biais si vous voulez : de notre point de vue, une société doit être cotée même elle n'est encore qu'un tableur Excel. Notre FIP et notre FCPI partagent ce trait avec notre de panier de sociétés. Comment se présente la campagne 2011, compte tenu de la réforme de la fiscalité du patrimoine, qui a conduit à sortir les patrimoines inférieurs à 1,3 million d'euros du barème de l'ISF et à reporter la date-limite de déclaration au 30 septembre ? Une grosse partie de la population des assujettis à l'ISF va disparaître. En ce qui concerne Arkeon Finance, les patrimoines sous le nouveau seuil d'assujettissement à l'ISF représentaient environ 10% des clients. Les investisseurs dont la base taxable à l'ISF est au moins égale à 1,3 million d'euros au 1er janvier 2011 nous ont surtout fait savoir, pour un tiers d'entre eux, qu'ils ne souhaitaient plus continuer à souscrire nos offres après la baisse du taux de réduction d'ISF de 75% à 50% instaurée par la dernière loi de finances. Pour eux, investir consisterait à mobiliser des capitaux trop importants - 90.000 pour une réduction d'ISF maximale contre 66.666 euros en 2010 - et prendre un risque économique que l'avantage fiscal ne compenserait pas suffisamment, eu égard à la nature des PME éligibles (moins de 250 collaborateurs, chiffre d'affaires inférieur à 50 M€ et total de bilan inférieur à 43 M€) qui présentent une sinistralité plus importante. La population des sociétés composant nos paniers de PME depuis 2008 ne dépasse pas les 5M€ pour 55% d'entre elles. Dans ces conditions et par extrapolation, le nombre d'investisseurs assujettis à l'ISF dans des PME éligibles devrait tomber à seulement 70.000 ou 75 000 au 30 septembre 2011 contre 120.000 au 15 juin 2010. La collecte chuterait de 40% environ à 600 millions d'euros en 2011 contre près d'un milliard lors des campagnes ISF des années précédentes. J'espère que nous nous trompons. Document |












