ISF : le débat est clos mais la polémique reste |
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| Mercredi, 01 Octobre 2008 17:46 |
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On croyait le débat enterré. Mais en ces temps de crise économique, la simple prononciation du sigle ISF peut suffire à déclencher une polémique. Début septembre, la Présidente du Medef Laurence Parisot, a donné son point de vue sur la question. Il s’agit selon elle d’une « catastrophe économique », qu’il serait « sain » de supprimer. Dans son discours, elle a trouvé le soutien de Christine Lagarde. La Ministre de l’économie avait évoqué des possibilités de réforme de cet impôt. « Il n’y a pas de réforme de l’ISF à l’ordre du jour » a ensuite démenti le Premier ministre. François Fillon a ainsi déclaré qu’il « n’irait pas plus loin » dans les changements sur l’ISF, et indiqué que la modification entreprise sur cet impôt en 2007 « était une réussite ». Moins langue de bois, le secrétaire d'Etat à l'Industrie et à la Consommation Luc Chatel, a estimé mi-septembre, que la suppression de l’ISF « n’était pas un sujet tabou », mais que la période ne s’y prêtait pas. « Il faut éviter d'envoyer des signaux toujours dans la même direction et parfois contradictoires » a-t-il souligné. L’opposition n’est elle pas contre des modifications, mais l’ISF « ne peut être réformé que si l'ensemble de la fiscalité du patrimoine est repensé », a déclaré le Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, dans un entretien au quotidien économique La Tribune. « Dès lors que l'impôt sur les successions a quasiment disparu, la transmission de la fortune a été privilégiée par rapport à son acquisition. Et la rente par rapport au risque » a-t-il expliqué. Rappelons que l’ISF à concerné en 2007, 518 000 contribuables, qui ont versé 4,42 milliards d’euros, soit 1,1% des recettes de l’Etat. |











