Investir dans l’art ancien avec Artfinding.biz, un service de conseil sur Internet |
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| Lundi, 18 Juillet 2011 09:06 | ||
En quoi consiste votre site Artfinding.com ? J'ai lancé cette plateforme dédiée au marché de l'art en décembre 2006 pour mettre en relation les acheteurs et les vendeurs sur Internet. On peut y trouver actuellement près de 4.000 œuvres d'art d'exception et 200 exposants, pour une moyenne de prix de 80.000 euros. Je ne fais que de l'art ancien, qui peut aller de l'art Préhistorique à l'Art déco et seulement du haut de gamme. On trouve également sur ce site des informations sur l'actualité de l'art et des sondages sur les tendances du marché. L'accès est gratuit et mon objectif est de générer le plus de trafic possible puisque ma rémunération vient de la publicité. Vous avez récemment lancé le service de conseil Artfinding.biz. Qu'apporte-t-il de plus à votre site ? Il s'agit de conseil en acquisition d'œuvres d'art, pas en investissement car ce mot effraie les antiquaires et les spécialistes. J'avais beaucoup de clients qui me contactaient et me disaient : « Je veux investir dans une œuvre d'art, je dispose de 100.000 à 200.000 euros mais je n'ai pas le temps de m'en occuper ». Mon rôle consiste à prendre l'acquéreur par la main et à lui dire ce qu'il peut acheter. Comment intervenez-vous pour le conseiller ? Dans un premier temps, je rencontre le client dans l'endroit où l'œuvre sera présentée, je vois avec lui ses attentes, ses goûts, puis je pars seul pour prospecter. Je ne me fournis qu'auprès des galeries d'art, pas en ventes aux enchères. Le client fait ensuite une pré-sélection sur photos puis nous allons voir ensemble les œuvres retenues dans les galeries, car on n'achète pas une œuvre d'art sur photo. J'interviens pour la négociation et je me rémunère auprès de l'acheteur, pas auprès des galeries afin que mon avis ne soit pas biaisé. Les commissions peuvent aller de 6,5% pour des transactions inférieures à 100.000 euros et 3,5% au-dessus de 500.000 euros. Il peut aussi y avoir des frais supplémentaires d'accompagnement à la charge du client quand on doit se déplacer à l'étranger par exemple. Mais on trouve encore beaucoup de choses sur le territoire français qui reste le grenier du monde pour le marché de l'art. Qui sont ces clients qui « n'ont pas le temps » de chercher eux-mêmes ? De vrais amateurs d'art ou de simples investisseurs ? J'ai les deux profils. Il y a ceux qui ont déjà une petite idée de ce qu'ils veulent et qui possèdent parfois une belle collection de tableaux de peintres par exemple. Ceux-là sont en général plus exigeants. Et ils y a ceux qui souhaitent uniquement faire un investissement pour diversifier leur patrimoine, sur les recommandations de leur conseiller en gestion de patrimoine. En général, ce sont finalement les plus curieux et les plus enthousiastes. Quand je les emmène en galerie, cela devient un véritable moment de plaisir et de décompression pour eux. La fiscalité de l'art, notamment le fait que les œuvres d'art échappent à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), est-elle un argument pour les investisseurs ? Ce n'est même pas un argument que j'ai besoin d'utiliser car en général ils en sont déjà convaincus. L'inclusion des œuvres d'art dans l'ISF est revenue récemment sur le devant de l'actualité mais, aujourd'hui, la France est toujours un paradis fiscal pour les œuvres d'art. Et l'art reste une valeur refuge à condition d'être bien entouré et bien conseillé. Il y a ceux qui investissent par plaisir et ceux qui le font uniquement pour des raisons fiscales. Mais ce n'est pas un placement dont l'objectif est de faire des plus-values. Et contrairement à un placement immobilier, on possède une œuvre que l'on peut exposer et admirer tous les jours, ce qui plaît beaucoup aux investisseurs. Quel conseil donneriez-vous à quelqu'un qui souhaite acheter une œuvre d'art ? De choisir une œuvre d'exception dans l'art ancien car il vaut mieux choisir le chef-d'œuvre d'un inconnu que la croûte d'un maître. Et contrairement à l'art contemporain, l'art ancien d'exception, sur lequel on a plus de recul, n'est pas spéculatif et reste une valeur stable et sûre. |












