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Jeudi, 03 Mars 2011 18:33 |
A la veille du colloque chargé de réfléchir sur la fiscalité du patrimoine, la ministre de l'Economie a souligné le caractère injuste de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune.
Une nouvelle banderille sur le dos de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Lors de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale le 2 mars 2011, veille du colloque organisé à Bercy sur la fiscalité du patrimoine, Christine Lagarde a critiqué l'ISF dans sa forme actuelle.
« J'ai tendance à considérer que l'ISF n'est pas un impôt bien calibré, qu'il ne s'applique pas sur la bonne assiette, qu'il n'est pas juste et qu'enfin, il a rattrapé toute une partie de nos compatriotes qui, du fait de l'augmentation du prix de l'immobilier, se sont retrouvés taxés parce que la valeur de leur résidence principale avait augmenté. Est-il juste que ces Français qui n'ont pas un patrimoine considérable soient soumis à l'ISF ? Non, bien entendu », a déclaré la ministre de l'Economie.
Par ailleurs, Christine Lagarde a souligné que l'ISF s'accompagnait « d'effets d'aubaine et fait l'objet de dispositifs d'optimisation ». Des propos qui ont pris de la substance jeudi 3 mars 2011, François Fillon ayant annoncé la suppression du bouclier fiscal et François Baroin des réflexions sur la prise en compte de la situation des non-résidents fiscaux dans des pays limitrophes. |